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Comment être épanoui dans son job ? Opinions sur le travail, le management et la recherche d’emploi, par DoYouBuzz. - Medium

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Pourquoi nous nous concentrons sur le CV au format PDF ?
18 sept. 2017

Parce que nous nous sentons redevables auprès de nos utilisateurs et clients de ce que nous construisons, parce que nos réflexions déterminent ce que nous faisons, nous partageons ici nos cogitations du moment chez DoYouBuzz.

Aujourd’hui, nous vous expliquons pourquoi nous nous concentrons, depuis plusieurs mois, sur la mise en page du CV PDF et mettons en pause les nouveautés sur le CV Web.

Les débuts de DoYouBuzz : l’euphorie d’une bonne idée “en phase avec son temps”

Il y a 10 ans, nous lancions DoYouBuzz avec l’idée que le CV avait besoin d’être complètement « dématérialisé ».

Le CV au format Word ou PDF nous semblait difficile à manipuler, poussiéreux, jamais à jour… Le CV web, en revanche, offrait une foule d’avantages : avec une mise en page adaptée pour la lecture sur écran, il permettait de mieux mettre en forme l’information ; avec la possibilité d’intégrer des contenus multimédias (sons, vidéos, slides, etc.), il démultipliait les possibilités pour présenter son parcours et ses réalisations. Enfin, il répondait aux questions alors émergentes de la gestion de son identité numérique : “comment disposer facilement d’une présence en ligne que l’on maîtrise intégralement et qui n’appartient pas à une plate-forme dont les objectifs sont différents des siens ?” (une illustration du problème : sur votre page, LinkedIn affiche des profils similaires au vôtre … un peu comme si Coca mentionnait Pepsi dans ses publicités).

Bref, nous avions tout un ensemble de points convergents qui nous disaient : “C’est une super idée !”. Et c’est cette idée qui nous a poussée sur les 8 premières années de DoYouBuzz.

Mais… l’idée ne répondait pas vraiment à un problème

Malgré un succès auprès des early-adopters qui dressaient ces mêmes constats et qui nous ont fait avancer pendant les premières années de notre existence, nous n’avons jamais réussi à proposer une solution pour résoudre les problèmes rencontrés par les principales personnes concernées : les chercheurs d’emploi ! Nous avions en effet oublié — ou refusé de voir — qu’ils avaient 10 000 autres choses à faire avant de s’attaquer aux faiblesses structurelles du CV Word.

Cette prise de conscience nous a notamment été amenée par nos utilisateurs eux-mêmes, qui s’inscrivaient en masse pour avancer dans leur recherche d’emploi mais qui ne rencontraient pas un produit suffisamment bien adapté à leurs besoins. Et, malgré notre notoriété croissante, à mesure que le temps avançait, nous ressentions chez nos utilisateurs une frustration grandissante.

Alors nous avons arrêté de parler, nous les avons écouté, et nous avons appris énormément de choses.

Nous avons notamment appris ce qu’ils attendaient de nous.

La réalité : refaire son CV est une corvée, et personne ne s’occupe de ce problème

Nous nous sommes en effet rendu compte que nous étions passé à côté d’une réalité que nous connaissons pourtant tous : refaire son CV, c’est une corvée.

Quand on refait son CV, on sait qu’on va devoir trouver un modèle de CV — et que ça va prendre des heures — ; on sait qu’on va devoir lire des articles sur la bonne manière de rédiger un CV et qu’il va falloir faire le tri entre les conseils à deux sous et ceux qui apportent une vraie expertise ; on sait qu’on va se poser des questions auxquelles les réponses ne sont jamais très claires : « Comment organiser mes compétences ? Dois-je même simplement les afficher ? Quelles missions mettre dans ma dernière expérience, sachant que j’ai la possibilité d’en mettre une vingtaine ? Comment mettre un résultat chiffré dans une expérience qui n’avait aucun critère quantitatif ? » ; « D’ailleurs, est-il vraiment utile de faire un CV ? » ; par ailleurs, on sait d’avance qu’on va se battre avec la mise en page sous Word et jouer de subterfuges typographiques pour que tout tienne sur une page.

Et c’est là, dans ce contexte, que les gens entendent parler de DoYouBuzz ! Cette prise de conscience peut venir d’un article, de la découverte d’un CV DoYouBuzz, ou parce qu’un ami ou un conseiller Pôle Emploi leur a recommandé notre service. Et quand ils entendent parler de DoYouBuzz, ils retiennent surtout les qualités du service qui répondent à leurs préoccupations directes : ils entendent qu’il s’agit d’un outil permettant de faire un bon CV, simplement, sans se prendre la tête. Ils comprennent qu’ils seront guidés. Ils comprennent que le résultat sera joli. Que l’information sera bien structurée, qu’elle « sautera aux yeux » du recruteur.

Alors ils s’inscrivent sur DoYouBuzz, et c’est vrai que le site remplit plutôt bien ses promesses ! Mais assez rapidement, quelques questions gênantes se posent : « Pourquoi on me parle de CV Web ? » ; « Mes informations sont-elles vraiment visible en ligne ? ». Et parmi ceux qui comprennent qu’ils sont venus avant tout pour faire un CV Web qui peut ensuite se décliner en PDF, des frustrations viennent malgré tout s’accumuler : « mais pourquoi le rendu est-il différent entre le Web et le PDF ? » (réponse : car un écran est au format paysage, un CV papier se lit au format portrait) ; « Pourquoi je ne peux pas mettre à jour mon contenu directement sur la mise en page PDF ? » (réponse : car techniquement, c’est chaud chaud !).

Bref, toutes ces petites questions — parfaitement légitimes ! — s’accumulent et rendent l’utilisation du produit de plus en plus frustrante, alors même que les gens sont venu ici se simplifier la vie !

Cette situation ne pouvait pas durer, et pour cette raison nous avons entamé il y a plusieurs mois la refonte de notre outil d’édition de CV. Notre objectif : simplifier au maximum la création et l’édition d’un CV au format PDF. Cela veut donc dire rendre possible la mise à jour de son CV PDF depuis l’interface web, visualiser les sauts de page en temps réel, jouer facilement avec toutes les options de mise en page pour modeler son CV en fonction de ses besoins.

La galerie de designs a été revue pour présenter en priorité le format PDF

Ce travail nécessite notamment de revoir une bonne partie des technologies que nous utilisons et de réécrire la totalité de nos designs de CV ! C’est un travail d’envergure, qui va encore s’étaler sur de nombreuses semaines.

D’un autre côté, nous gardons toujours la possibilité de faire un CV web car ce besoin co-existe parfaitement bien avec les besoins d’un CV PDF — notamment pour fluidifier l’envoi de CV via les réseaus sociaux et gérer son identité numérique — , mais nous n’allons pas faire progresser le CV web au-delà de ce qu’il est actuellement, la version actuelle nous semble suffisante au regard des problèmes existants.

Mais — et ce sera le mot de la fin ! — nous savons qu’une autre réalité existe, une réalité après le CV.

La réalité (bis) : chercher un job est une corvée, et personne ne s’occupe de ce problème

En effet, la recherche d’emploi ne s’arrête pas à la création de son CV.

De nombreux autres obstacles attendent le chercheur d’emploi sur son chemin : la routine, le stress, le manque de stimulation intellectuelle, le fait de ne pas savoir vraiment par où commencer, la solitude, la désapprobation sociale à l’endroit des chercheurs d’emploi, les baisses de motivations, et toutes ces questions existentielles qui ne cessent de l’assaillir car après tout, changer de job, c’est changer de vie.

Ces sujets aussi, nous avons commencé à nous y attaquer, avec une conviction forte : la recherche d’emploi peut être un moment agréable, un moment où les possibles s’ouvrent à nous, un moment où l’on peut se faire du bien, un moment où l’on peut révéler ce que nous avons d’exceptionnel. Et ça, nous vous en reparlerons très bientôt :-).

DoYouBuzz est une startup sociale qui vise à aider ses clients (mais aussi ses salariés) à s’épanouir dans leur vie professionnelle.

Nous connaissons des milliers de personnes qui ont du talent mais qui peinent à trouver un job ou à en changer faute de savoir bien se présenter. Avoir un projet professionnel clair, savoir mettre en avant ses meilleurs atouts, raconter son histoire tout en restant synthétique… rien de tout cela n’est simple, particulièrement quand les conseils et les outils à disposition sont médiocres. Alors nous avons décidé d’agir en commençant par faciliter la première étape d’une recherche d’emploi : refaire son CV.


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Equilibre travail / vie personnelle : l’entreprise aussi doit changer ses valeurs
11 sept. 2017

En mai dernier, la blogueuse BD Emma lançait un pavé dans la mare en abordant avec humour le sujet de la charge mentale et des inégalités femmes-hommes. Il y a quelques semaines, elle récidivait avec un autre sujet tout aussi sensible : l’attente. Dans son billet, elle prônait un renversement des valeurs individuelles pour que chacun replace le travail au second plan de ses préoccupations. Selon nous, ce changement doit aussi s’accompagner d’une modification en profondeur des cultures d’entreprises.

Chaque soir, des millions de femmes quittent leur boulot et entament leur sprint de fin de journée : voiture/métro/poussette pour récupérer les enfants à droite et à gauche, retour à la maison où il faut enchaîner immédiatement avec la préparation du repas — parfois en mode multi-tasking car il faut aussi gérer le bain –, brosse à dents, histoire du soir et dodo… Le tout dans un état de stress où les petits plaisirs du quotidien se font difficilement une place. Cet enchaînement de tâches en un temps aussi court, répété quotidiennement, est vécu d’autant plus difficilement que le conjoint, lui, reste au travail avec des justifications plus ou moins fondées, et son retour avant 20 heures reste souvent un mirage.

Tout en décrivant ces situations avec beaucoup de justesse, d’humour, et une pointe de colère, Emma nous incite à accorder au travail une place secondaire dans nos vies — notamment en s’attaquant à la culture du présentéisme, cette pratique totalement contre-productive qui consiste à glorifier le nombre d’heures passées au travail plus que son contenu réel.

Cependant, une fois ce renversement de valeur opéré, l’individu se retrouve souvent face à un autre système : celui de l’entreprise — et du monde économique en général — dont les valeurs sont bien souvent différentes de celles de l’individu, et dont le pouvoir est tel qu’il est capable de soumettre les salariés à ses propres règles.

Si l’objectif d’une société est d’être épanouissante pour tous, il devient nécessaire de s’attaquer à cette autre culture, celle du modèle d’entreprise dominant : la culture du “court-termisme” (“comment augmenter nos ventes pour le prochain trimestre ? Nous n’avons pas le temps de penser au long terme”), la culture de la peur (“nous sommes dans une compétition pour notre survie, il faut que tout le monde y mette du sien”) et la culture de la croissance à tout prix.

Cette culture amène les entreprises à considérer les salariés comme des ressources dont il faut retirer le maximum d’utilité plutôt que comme des éléments-clés d’un organisme en perpétuelle mutation.

Poussée à l’extrême, cette culture fondée sur le chiffre rend paradoxalement les entreprises sourdes à toute rationalité. On sait pertinemment que le présentéisme fait plus de mal que l’absentéisme, que travailler trop longtemps est dommageable pour la productivité, que le management par objectifs bloque la créativité. Et pourtant, le présentéisme continue d’être la norme, “travailler dur” est plus valorisé que “travailler intelligemment”, et les indicateurs de performances (les KPIs) sont souvent considérés comme le nec plus ultra des pratiques managériales.

Alors, comment faire en sorte que l’entreprise progresse dans le bon sens ? Qui peut, qui doit, initier cette transformation ?

W. Edwards Deming, célèbre théoricien du management et de la qualité, qui fut aussi l’un des instigateurs de la transformation de l’industrie japonaise après la Seconde Guerre mondiale, nous donnait la réponse il y a près d’un quart de siècle :

The job of a leader is to accomplish transformation of his organization. He possesses knowledge, personality, and persuasive power.
How may he accomplish transformation? First, he has theory. He understands why the transformation would bring gains to his organization and to all the people that his organization deals with. Second, he feels compelled to accomplish the transformation as an obligation to himself and to his organization. Third, he is a practical man. He has a plan, step by step, and can explain it in simple terms.
— W. Edwards Deming, The New Economics for Industry, Government, Education (1993)

Quand les règles imposées par l’organisation, non contentes d’être inutiles et dépassées, créent de la souffrance dans la vie familiale des salarié·e·s, c’est au·x responsable·s de l’organisation d’agir, tous ceux dont le rôle est de la faire évoluer : les manager, les (D)RH, et bien sûr les patrons/CEO/entrepreneurs. Et ce n’est pas parce que le rapport de force est à leur avantage qu’ils doivent mettre de côté leur souci de l’autre.

À DoYouBuzz, ces questions nous préoccupent depuis des années. Parmi les centaines de personnes qui s’inscrivent chaque jour sur notre plate-forme, nombreuses sont celles qui aspirent à trouver un environnement de travail plus épanouissant. Quand elles viennent pour faire leur CV sur DoYouBuzz, nous sommes parfois les premiers témoins de leur envie de changement. Et bien souvent, cette envie survient à la suite d’un ras-le-bol, d’une prise de conscience. Comme celle qu’Emma nous incite à avoir collectivement.

Peut-être cette question nous tient-elle à coeur parce que notre métier est de nous intéresser aux situations des personnes en recherche d’emploi et en transition professionnelle. Peut-être avons-nous individuellement été sensibilisés au sujet par les discussions et rencontres que nous avons eu au cours de notre histoire ? Toujours est-il que nous nous sommes forgés une conviction : l’entreprise ne doit pas contraindre les vies personnelles des salariés mais doit au contraire être, dans la mesure du possible, un instrument de leur épanouissement.

À partir de ce principe premier, nous avons avancé pour modeler notre manière de travailler ensemble. Les mécaniques que nous avons mises en oeuvre amènent certes leur lot de contraintes mais celles-ci sont largement compensées par les améliorations concrètes qu’elles apportent en terme d’organisation, d’efficacité, et de bien-être personnel.

Le télétravail — pouvoir travailler de chez soi — est la première de ces mécaniques. Il en existe différentes modalités : du télétravail total (pas du tout de bureau) au télétravail occasionnel (travailler de chez soi quand on attend une livraison, ou quand il y a une grève à l’école), en passant par le télétravail régulier (quelques jours par semaine chez soi, le reste au bureau), ces différents modes correspondent à des besoins différents, à des gens différents et demandent des adaptations différentes de la part de l’organisation.

Le plus ambitieux est le télétravail total, car il demande une rigueur que la majorité des organisations n’ont pas — à tel point que dans notre esprit, si une entreprise autorise le télétravail complet, c’est généralement un signe de bonne organisation.

Il existe généralement des arguments contre le télétravail : le premier est que les gens ne vont rien faire et qu’il faut les surveiller pour qu’ils avancent, le second est que cela représente trop de contraintes d’un point de vue juridico-sanito-je ne sais quoi, enfin, le troisième est généralement que la distance complexifie la communication. Notre réponse : ces problèmes existent sûrement, mais comme tous les problèmes, ils se résolvent. 1/ S’il y a un problème de confiance, c’est au manager de le résoudre — et enchaîner les salariés à leur poste de travail est une solution dépassée, ringarde ; 2/ s’il y a un problème juridique ou sanitaire, c’est au service des ressources humaines que de le résoudre ; 3/ si le télétravail amène des problèmes de communication, c’est qu’il faut accompagner ce changement et faire évoluer les pratiques — et cela incombe encore une fois à ce que Deming appelle “les leaders”.

La flexibilité horaire, autre mécanique, est la possibilité de choisir ses horaires sans forcément avoir besoin de prévenir les autres, sans se sentir contraint non plus de travailler 7h56 par jour. La seule obligation chez nous est de participer aux réunions (qui sont fixées en accord avec les emplois du temps de chacun et qui ne se tiennent jamais après 17h). Pour le reste, à chacun de s’organiser pour mener à bien ses missions.

Si on veut aller plus loin, la flexibilité horaire est aussi une façon de prendre en compte ce fait : le travail ne se passe pas toujours… au travail. Dans de nombreux métiers (notamment ceux qui impliquent de faire tourner son cerveau), les idées vont et viennent et ne choisissent pas leur moment pour émerger. Doit-on faire apparaître sur les feuilles de salaires les “heures de sommeil créatives”, celles qui nous aident à trouver, au lever du lit, la solution à un problème qui nous a tenu en haleine toute une journée ? La réponse est non, bien sûr ! Dans ce cas-là, si l’on n’est pas comptable de son temps personnel, doit-on aussi être comptable de son temps professionnel ? Ce qui est important, c’est de progresser, pas de compter ses heures. Et le mieux placé pour savoir s’il progresse est celui ou celle qui fait le travail. À lui ou elle, donc, de décider quand il commence, et quand il s’arrête.

La dernière mécanique, l’ajustement permanent, est probablement la plus puissante de toutes. C’est la possibilité pour tout le monde de pointer du doigt ce qui ne va pas dans notre manière de fonctionner et de proposer des améliorations. Chez DoYouBuzz, on appelle ça des “réunions de gouvernance”. Elles ont lieu tous les mois. Selon un protocole assez strict qui favorise l’écoute et ne s’embarrasse pas des justifications, nous avançons petit à petit sur la résolution de tout ce qui freine notre organisation. C’est, nous en sommes persuadés, un garde-fou très puissant à toutes les règles inutiles et absurdes qui démotivent aujourd’hui la majorité des salariés.

Avec quelques années de recul, nous sommes souvent surpris de voir à quel point certaines politiques que nous avons mis en place, peu contraignantes, qui peuvent radicalement aider les gens à être plus heureux, sont balayées d’un revers de main par les responsables des organisations. “Impossible de faire ça chez moi”. “Oui, mais vous, vous êtes [inclure ici quelque chose que l’interlocuteur n’est pas]”. À l’inverse, quand il s’agit d’un salarié, son discours est plutôt “Mais ça serait tellement facile à faire ! Il n’y a aucune raison de ne pas le faire !”.

Alors, on commence quand ?

Vous pourriez vous arrêtez là et retourner dans votre quotidien avec ces questions en tête. Ce serait déjà bien.

Mais vous pouvez aussi commencer à changer les choses maintenant.

La lecture de cet article vous a pour le moment pris cinq minutes. Si vous avez sincèrement envie de changer les choses, le plus court chemin pour le faire est de prendre deux minutes de plus pour ouvrir un document vierge et, que vous soyez salarié, manager, DRH ou patron, d’y noter la question suivante :

Qu’est-ce qui m’empêche aujourd’hui de changer le fonctionnement de mon organisation / mon équipe / mon propre travail pour faciliter les départs à 17h ?

(et si vous avez déjà la possibilité de partir à 17h, modifiez l’intitulé de la question par ce qui vous donne le plus envie, par exemple : “qu’est-ce qui m’empêche aujourd’hui de commencer à travailler de chez moi une fois par semaine ?”).

Maintenant, notez la réponse à cette question. Vous la connaissez déjà. Il suffit de la noter. Et une fois que vous avez noté ce qui vous empêche de progresser, continuez la réflexion en vous demandant “comment résoudre ce problème” ?

Voilà. C’est votre nouveau projet.

DoYouBuzz est une startup qui vise à aider ses clients (mais aussi ses salariés) à s’épanouir dans leur vie professionnelle.

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Web2day : Bilan de l’édition 2015
10 févr. 2017

Web2day

Bilan de l’édition 2015

L’édition 2015 du Web2day étant terminée, l’équipe de DYB s’est réunie afin de faire un petit bilan de ce bel événement et de le partager avec vous.

Les conf’ qui ont fait l’unanimité

Spektrum : une poutine made in Québec

Elle restera incontestablement notre conférence préférée du Web2day : super dans la forme comme dans le fond ! Georges Saad et François Lanthier Nadeau ont fait une présentation extrêmement efficace et dynamique.

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L’approche de la boîte est fantastique (garder l’offre inférieure à la demande pour être très sélectif dans les projets ou 4 jours de travail par semaine pour les projets clients, c’est tellement évident !)

La présentation de leur entreprise et de leur philosophie est bluffante.

De cette philosophie hyper dynamique, il faut retenir :

  • La forte exigence dans la composition de leur équipe
  • La grosse sélection opérée sur les projets acceptés
  • Une croissance extrêmement mesurée
  • Le lancement de projets et startups annexes

Pour résumer, c’est une culture très proche de DYB mais avec un peu d’avance !

Bref, c’était une très belle poutine ☺!

On espère que les agences web nantaises sauront s’en inspirer pour tout défoncer (même si certaines s’en approchent déjà).

NodeJS, microservices, temps-réel et philosophie de développement en JavaScript de François-Guillaume Ribreau

Un très bon retour d’expérience sur les microservices : belle présentation, discours super clair et plein de bon sens. Le genre de présentation parfaite pour se motiver. Et pour le détail : les slides claquaient pas mal ☺.

La conférence Startup Story Capitaine Train

La startup était déjà en terrain conquis. Toute l’équipe apprécie cette appli depuis les débuts. Nous avons notamment apprécié le discours global, leur vision précise et pertinente de l’UX. Ce fut une bonne piqûre de rappel sur de bonnes pratiques et pour Thomas, fan incontesté de cette startup, un rêve devenu réalité.

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Les conf’ tech qu’on a appréciées

La technique de la bulle par Capitaine Train
Même si ce n’est pas du tout ce à quoi on s’attendait (Thomas et Jérémie songeaient à des mécaniques de refactorisation de code global, pas à une technique spécifique sur Git), le contenu était intéressant et pertinent.

Make sense of your (BIG) data! par David Pilato
Une présentation rodée, qui vous explique les possibilités d’Elastic en très peu de temps. Le genre de conférence parfaite pour avoir en direct une présentation d’une techno. D’ailleurs celle-ci nous intéressait particulièrement puisque l’équipe songe à l’intégrer à DoYouBuzz.

Webperf 2.0 par Stephane Rios
Un étude des connaissances sur les performances, avec une mise à mort de vieilles pratiques qui deviennent obsolètes avec l’évolution des technos.

En aparté

Erwan est allé voir “Comment gérer l’hyper-croissance” et a trouvé la conférence intéressante, bien que c’était un peu convenu. Mais cela fait du bien de voir une discussion sur la croissance qui tournait autour de l’humain et pas uniquement du cash.

On a bien sûr beaucoup apprécié Hack the HR de notre ami Vincent Rostaing. On a pu voir des formats innovants et beaucoup de discussions ouvertes et intéressantes. C’était top ;)

Une des conf’ avait également un statut à part. Il s’agit de L’état des menaces contre nos droits et libertés sur internet par Guillaume Champeau. Une explication simple et une véritable sensibilisation aux risques de la surveillance sur Internet. Comme le dit Simon Robic, cette intervention est “essentielle pour comprendre dans quel monde nous vivons aujourd’hui”.

Enfin une partie dédiée aux techos !

Ça fait du bien de voir que le Web2Day n’est pas que pour les CEO/Marketing et qu’il pense aussi aux techos.
On avait beaucoup regretté cette absence lors des éditions précédentes.

Les conférences tech étaient cependant très inégales. Cela manquait un peu d‘homogénéité au niveau de l’expertise et certaines conférences étaient hors sujet par rapport à la thématique web de l’événement. Mais bon, cela restait malgré tout enrichissant.

Pour conclure

Encore une fois, l’organisation était impressionnante. L’équipe du Web2day est même parvenue à faire encore mieux que les années précédentes. Pour l’édition 2015, l’événement s’est déroulé dans 3 bâtiments en même temps (Stéréolux, Trempolino et Atlanbois). On a pu croiser une armada de bénévoles et de community manager qui ont super bien bossé. L’espace co-working était également un vrai plus.

Bien sûr, tout ne peut pas être parfait☺. Nous avons regretté quelques tous petits détails…

  • Les descriptions de certaines interventions du Web2day étaient parfois trompeuses. Nous étions par exemple venus voir la conférence “la technique de la bulle de Capitaine Train” en pensant qu’ils parleraient de refactoring alors que finalement toute l’intervention parlait des process d’utilisation de Git…
  • Nous avons aussi regretté que certains speakers parlent davantage des faiblesses des autres solutions que de leur propre techno… Certains sujets intéressants ont également été noyés par la promotion de la boîte du conférencier.
  • Comme le dit Jérôme Morel, après avoir intégré la partie Tech au Web2day, il manque encore quelque chose : la partie commerciale. Un élément essentiel et trop souvent oublié pour les startup en devenir. Verra-t-on un Sales2day un jour ? ☺

Pour conclure, il y en avait vraiment pour tous les goûts ! On avait vraiment le sentiment d’être dans un événement ouvert à tous et à tous les métiers. Cela permettait d’engager des discussions intéressantes et inattendues en dehors des conf’. On pouvait passer de thématiques assez techniques à des sujets plus artistiques ou prospectifs et on se sentait vraiment dans un festival web global. Good job !

Pour finir, une petite mention spéciale aux différentes soirées organisées qui ont ponctué le Web2day. Ludovic y a parfaitement représenté l’équipe ;)

C’est sûr, DoYouBuzz participera au Web2Day2016

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La sélection des conférences Web2Day par l’équipe de DoYouBuzz
10 févr. 2017

Depuis 5 ans déjà, l’équipe de DoYouBuzz assiste pour son plus grand plaisir au Web2day, le festival des nouveaux usages du web et des innovations numériques .

A la veille de l’édition 2015 chaque membre de l’équipe a déjà fait sa petite sélection de conférences. Comme on est dans le partage, on a décidé de vous en faire part ci-dessous :

Jérémie Pottier

co-fondateur et directeur produit aka l’Architecte

Le mercredi

Can algorithms save the world? à 9h45
Parce que l’informatique peut faire mieux qu’optimiser des ROI, et parce que l’intervenant travaille concrètement sur le sujet.

Make Sense of your (BIG) data! à 15h30
Pour se renseigner sur une techno qui intéresse DoYouBuzz.

Le jeudi

Born to Code à 09h20
Pour entendre le témoignage de gens qui innovent de manière utile (mais je couperai certainement à la moitié pour passer à Maintaining a Delightful Experience at Trello à 9h30 parce que quand une UX Designer d’un super produit vient vous parler de son métier, on vient et on écoute!)

Do More Faster à 10h50
C’est une conférence sur l’exécution dans les startup, importante pour mon travail. Je vais y aller avec une petite crainte d’être déçu et d’entendre des choses déjà connues.

Le design génératif à 14h00
Par curiosité.

Le vendredi

Drones for Good Vs. The 3 metrics of a Saas Business à 12h00
Scission avec moi-même entre un sujet que je ne connais pas du tout et que j’aimerai découvrir et un que je connais bien mais qui pourrait peut être m’apprendre quelque chose.

Médias et algorithmes à 15h00
Pas encore de description mais sujet passionnant (pour le meilleur et pour le pire).

Über-isons la RH pour son bien (et pour changer le monde du travail) à 16h00
Parce que ça nous concerne directement à DoYouBuzz.

Thomas Belin

Front End Developer de génie et rameurs à ses heures perdues.

Le mercredi

Tour d’horizon des DevTools à 9h45
Par curiosité pour savoir comment d’autres utilisent ces outils.

Hipsters & Functional Reactive Programming à 10h45
La programmation fonctionnelle c’est l’avenir du front-end Dude !

Le jeudi

Do More Faster à 10h50
Le titre a piqué ma curiosité (bien que j’ai peur d’être déçu).

La technique de la bulle à 10h30
Parce que… Capitaine Train ♥ !

Startup Story #4 : RozoFS à 12h00
J’apprécie la boite et leur produit.

Ludovick Sauvaget

Webdesigner, FrontEnd Développeur, la douceur à l’état brut.

Le mercredi

La création avance : 8 tendances visuelles de 2015 à 9h30
C’est une source d’inspiration potentielle.

L’entreprise libérée à 12h00
DoYouBuzz est une entreprise libérée, il est donc pertinent d’aller à cette conférence.

Le jeudi

Science-fiction et interaction à 13h15
De la SF et de l’UX, ça a du sens. J’espère que ça ne sera pas trop “bateau”.

Le design génératif à 14h00
Du dev de webdesign, tout ce que j’aime.

Julien Maleinge

Co-fondateur, business developper alias Julien Pitt

Le jeudi

Science-fiction et interaction à 13h15
Bah… parce qu’il y a le terme “Science-fiction” dans le titre !

L’humain connecté, réalité et science-fiction à 14h00
Ce sujet d’actu m’intéresse pour ses possibilités infinies, ainsi que pour Geoffrey Dorne qui est speaker sur le sujet et dont j’apprécie le blog.

Le vendredi

Hack the HR à 16h00
D’une part pour l’animateur, et d’autre part pour les sujets traités qui sont totalement en phase avec DoYouBuzz.

Eric Cambray

Directeur technique & Po from hell

Le mercredi

Hipsters & Functional Reactive Programming à 10h45
Car le nom est cool !

L’entreprise libérée à 12h00
Tout simplement parce que DoYouBuzz est une entreprise libérée.

Le jeudi

An end to end modular architecture at the BBC à 13h15
Cela a l’air intéressant, surtout que bon déjà, c’est la BBC et le speaker à l’air captivant.

Les marchés francophones : Québec et Afrique à 15h45
Pour voir ce qui se passe ailleurs qu’à la Sillicon Valley.

Le vendredi

Webcam porno : modèle freemium et mutualisation du paiement à 9h30 Parce que je suis un lecteur du “LeTagParfait”, le magazine web du speaker.

Ludovic Simon

CEO & hapiness master

Le mercredi

Les nouveaux entrepreneurs des médias à 14h30
Le fondateur de Usbek & Rika, un magazine que j’apprécie.

Le jeudi

Les marchés francophones : Québec et Afrique à 15h40
L’entrepreneuse africaine est inspirante et c’est une bonne occasion d’avoir un point de vue que j’imagine très différent du nôtre.

Le vendredi

Quand les marques deviennent des médias à 10h15
L’histoire de Dorcel, c’est un sujet étonnant.

How to build the next unicorn? à 12h45
Le CTO d’Event Brite, ça mérite le coup d’oeil.

Employee journey vs Customer Journey à 14h00
La conférencière a l’air captivante et le sujet est très intéressant.

Über-isons la RH pour son bien (et pour changer le monde du travail) à 16h00
David est une connaissance, je suis curieux de connaître sa vision de cette problématique.

Restitution de l’évènement HacktheHR à 17h20
Par envie d’avoir la synthèse du WEB2DAY.

Toute l’équipe de DoYouBuzz ira voir:

Le mercredi

Startup Story #2 : Capitaine Train à 12h30
Parce qu’on adore cette start-up et le discours du CEO est appréciable.

Le jeudi

Maintaining a Delightful Experience at Trello à 9h30
Pour en apprendre davantage sur Trello, un service très puissant utilisé par l’équipe DoYouBuzz.

Spektrum: une poutine Made In Quebec à 11h20
Parce que le sujet relation client/boîte de développement nous semble peu souvent abordé et qu’ils ont l’air avoir un retour d’expérience intéressant.

Le vendredi

From 30k Feet à 11h20
Ancien graffeur, ce mec est devenu UX designer, à voir, pour apprendre quelque chose sur le design (et le “Wired Magazine”) et pour avoir un retour sur une expérience peu banale.

Ma startup décolle, comment gérer l’hyper croissance à 15h30
Pour satisfaire l’envie de mieux connaître l’histoire d’iAdvize, nos copains.

En espérant que cette sélection vous sera utile,

N’oubliez pas que si vous n’avez pas la chance d’avoir vos places pour le Web2Day, vous pouvez suivre les conférences en direct depuis le site web.

Et vous, qu’allez-vous voir au Web2Day?


La sélection des conférences Web2Day par l’équipe de DoYouBuzz was originally published in Changer le travail on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.

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L’évolution de la page d’accueil de DoYouBuzz
10 févr. 2017

Depuis l’annonce du lancement de notre plate-forme de création de CV en 2007, ce sont pas moins de 8 pages d’accueil qui se sont succédé. Ces différentes réalisations mettent en lumière l’évolution de notre style, mais aussi de nos réflexions sur la façon de présenter DoYouBuzz : “Comment mettre en avant les objectifs de notre service, les bénéfices de notre produit, ses fonctionnalités phares, son ergonomie… ?”.

En d’autres termes comment dire que nous travaillons pour que vous soyez fiers de votre CV, qu’il vous aide à raconter votre histoire et contribue à votre rayonnement professionnel et tout ceci à travers une plate-forme réalisée aux petits oignons :). Pas simple n’est-ce pas ?

2007

Cette année-là, le développement technique de DoYouBuzz n’a même pas commencé. Nous y croyons cependant dur comme fer et nous annonçons son lancement prochain (au final, on se sera planté de 3 mois, pas trop mal !). Nous avions donc créé une page invitant les internautes à laisser leur adresse email pour être prévenu de la date de sortie du service.

Nous n’avons pas encore d’illustrations à montrer, seulement un texte expliquant les objectifs de la plate-forme et quelques chiffres qui venaient étayer notre argumentaire. Avec cette page, qui est restée en ligne 9 mois (une belle gestation), nous parvenons à récolter environ 2 000 mails. Aujourd’hui cela paraît peu mais à l’époque nous étions plutôt contents.

2008

Attention, ça peut piquer les yeux… Soyez compréhensifs, ça date de 2008 ;).

C’est après 6 mois de développement que la plate-forme est lancée en version beta. Un vrai soulagement et une vraie fierté.

Cette première page d’accueil est très chargée. Il y a un nombre d’informations impressionnant sur un espace relativement réduit. A l’époque, nous sentions le besoin d’expliquer l’ensemble des raisons pour lesquelles nous invitions le candidat à créer son CV avec DoYouBuzz. Il faut se rendre compte qu’en 2008, parler de CV en ligne n’est pas très simple. Il fallait évangéliser.

Pour l’anecdote, nous nous étions aperçus qu’une autre startup avait presque entièrement copié notre page d’accueil. Finalement, cette version n’était peut-être pas si mal pour l’époque.

Les plus attentifs noteront que nous promettons des fonctionnalités à venir qui, huit ans plus tard, ne sont toujours pas là. Depuis, nous avons arrêté de faire des promesses !

2009

Là, on a fait très fort ! Avec une structure de page équivalente, on parvient à ajouter encore plus de texte que sur la version précédente ! Vous remarquerez que les témoignages utilisateurs et experts RH font leur apparition pour convaincre le futur utilisateur des bénéfices de notre plate-forme. Le bouton d’action est quant à lui repositionné au centre de la page pour mieux transformer.

Ha oui ! On a failli oublier ! Johanna Castelli, notre égérie, fait pour la première fois son apparition sur DoYouBuzz. Nous n’avons pas osé utiliser George Abitbol que nous vénérons pourtant…

2010

Là, on assiste à la première vraie refonte de notre page d’accueil. Le visuel prend davantage de place et devient central. Le menu a complètement été remanié. Ce que nous ne voyons pas sur cette image ce sont les 4 slides qui défilent les unes après les autres pour illustrer 4 arguments forts.

On a encore pas mal de texte mais celui-ci est calé sous la ligne de flottaison. Il permet de nous concentrer sur le design et la personnalisation du CV. Le bouton d’action quant à lui tient une place beaucoup plus importante. Nous avons même testé le “Golden Button”, mais son impact sur la transformation n’a pas été suffisant.

De cette version, on se souvient surtout des débats concernant la barre de log in positionnée en haut de la page. Ça ne paraît pas comme ça mais rien que cette petite chose a suscité pas mal de discussions au sein de l’équipe : “Devrait-on intégrer le formulaire de log in à droite du visuel et supprimer cette barre ? Faut-il la mettre sur un fond noir pour la distinguer du reste de la page ? Faut-il y insérer le changement de langue FR/US ? Doit-on répéter le logo DoYouBuzz ?”.

2012

Là, on peut dire qu’on a réussi à simplifier le discours. Les 400 000 utilisateurs acquis à l’époque nous rendaient certainement plus confiants. D’ailleurs nous commençons à mettre cet atout en avant. Nous n’avions plus besoin d’utiliser 36 arguments différents pour convaincre... Nous avons donc pu diviser le texte par 1 000… à peu de chose près.

Vous constaterez également l’arrivée et la mise en avant de nos services dédiés aux professionnels en bas de page (DoYouBuzz Campus et DoYouBuzz Showcase notamment).

2014

Nouveau code, nouvelle ergonomie, nouvelle page d’accueil ! Là c’est la V2, il faut envoyer du steak ! Pour ce faire, nous intégrons une grosse photo qui met en scène la plate-forme genre “Johanna fait son CV”.

Dolu qui valide les photos.

Pour l’occasion nous sommes partis faire une petite séance photo à la Cantine de Nantes. Dolu, webdesigner de son état, faisait les tests en direct pour vérifier que l’exposition, le contraste et le cadre collaient parfaitement. Pas simple…

En dehors de cette photo, on constate que la page fait maintenant 3km de long. Ce parti pris nous a permis de remettre en avant les témoignages utilisateurs et nos différents arguments. Le formulaire d’inscription est directement intégré à l’écran d’accueil pour réduire le nombre d’étapes dans le processus d’inscription.

2014 (septembre et octobre)

On a failli oublier cette version qui n’a pas fait long feu (2 mois seulement !). Après quelques échanges avec des personnes de notre réseau, nous nous sommes aperçus que peu d’entre elles parvenaient à se figurer l’objet du service. Le visuel ne mettait pas suffisamment en avant le CV.

Nous avons donc pris note de ces remarques et nous avons décidé de mettre en avant le CV et de placer DoYouBuzz comme étant une plate-forme de création de CV multi-format. Nous avons donc illustré le CV Web, le CV papier et le CV mobile (sur un Windows Phone… nan mais je te jure…).

L’A/B testing réalisé ensuite, nous a montré que nous avions bien fait d’écouter ces quelques retours car cette nouvelle version est parvenue à damer le pion à la précédente. Le résultat était très clair : +21,24% de transfo !

2015

Wow ! Là y a du changement. C’est simple, court et efficace ;).

Nous sommes parvenus à ce résultat en mettant en concurrence 8 pages différentes sur une période de 2 mois.

A/B testing de notre homepage. “Dark Form PDF”, notre home actuelle, se détache nettement

Les chiffres montrent que les écrans intégrant des témoignages utilisateurs (testimonials) présentaient de moins bons résultats en terme d’inscription. Il est cependant important de noter que les utilisateurs qui passaient par ces mêmes pages étaient ensuite davantage séduits par notre offre Premium (non, non, notre réflexion ne s’est pas du tout complexifiée…).

Ce test nous a également permis de conclure que les pages d’accueil les plus légères (sans défilement vertical) offraient quant à elles les meilleurs résultats en termes de création de compte. C’est ainsi que la version que vous visualisez ci-dessous, la “dark form PDF” (notre page d’accueil actuelle) nous a permis d’améliorer une nouvelle fois notre taux de transformation d’environ 20%. Pas mal, non ?

Ce qui est amusant quand on retrace l’historique de ces pages d’accueil, c’est de voir à la fois l’évolution graphique, mais aussi le rythme des évolutions qui s’accélère ces derniers mois, ainsi que les raisons qui nous ont poussé à la faire évoluer : autrefois motivées uniquement par la lassitude des anciens visuels et l’inspiration du moment, aujourd’hui basées sur un mélange d’intuition et de pilotage par la donnée.

L’art de la page d’accueil est encore loin d’être maîtrisé de notre côté, mais nous pensons avoir fait un petit bout de chemin. Nous avons 1000 idées pour aller encore plus loin, mais pour le moment nous sommes concentrés sur une nouvelle version de l’éditeur de CV. On vous en dit plus très prochainement :).


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Imprimez votre CV comme un pro, DoYouBuzz s’occupe de tout !
10 févr. 2017

Pour ceux qui souhaitent envoyer leur CV papier de bonne qualité, DoYouBuzz propose désormais de l’imprimer pour vous avec le design de votre choix.

Nous avons eu beaucoup de bons retours sur nos designs de CV PDF, malheureusement l’impression domestique ne permet pas un résultat idéal.

Les couleurs sont tantôt moins belles que sur l’ordinateur, tantôt trop foncées, la police trop claire et il y a quelques problèmes de marge ou de décalage à l’impression.

C’est pour cela que désormais DoYouBuzz vous propose un service d’impression pour vos CV print.

DoYouBuzz se charge pour vous d’envoyer votre CV chez un imprimeur qui l’imprimera sur un papier 135g. Nous nous chargeons de vous envoyer votre commande chez vous.

Dites au revoir aux problèmes d’impression, de papier, de marge ou de couleurs !

Le tarif de base sera de 0.96€ par page (+ les frais de ports).

Pourquoi ce service ?

Posséder son CV imprimé sur un papier de qualité, c’est tout simplement avoir le bénéfice d’une candidature professionnelle. Oubliez le CV noir et blanc froissé, candidatez avec un CV bien imprimé !

Celle-ci pourra vous être utile lors de dépôts de CV en main propre, lors d’un entretien ou encore pour les utiliser lors de forums de l’emploi.

Grâce à ces impressions, nous assurons également la mise en valeur de nos designs.

Nous souhaitons également élargir les services proposés par DoYouBuzz, pour vous offrir une expérience optimale.

Cette nouveauté est disponible dans la rubrique services du site.

Comme d’habitude, si vous souhaitez nous faire part de vos remarques concernant cette nouvelle fonctionnalité, nous sommes preneurs !


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Comment Arnaud a retenu l’attention des recruteurs en remaniant simplement son CV ?
10 févr. 2017

Comment Arnaud a fait de son CV
un différenciateur
dans sa recherche d’emploi

Témoignage d’un utilisateur de DoYouBuzz dont la refonte du CV l’a aidé à trouver le job qu’il cherchait

Lundi 9h. Après un bon week-end, l’ouverture de la messagerie est toujours pour moi une source ambigüe d’excitation et d’appréhension : “Qu’est-ce que mes courriers me réservent ?”.

Et voilà que je tombe sur un message d’Arnaud, un de nos utilisateurs qui dit en substance : “ Merci DoYouBuzz. Votre service m’a permis de faire un joli CV et de trouver un travail rapidement ”.

Voilà qui fait plaisir et me donne envie d’en savoir plus. Ni une ni deux, je remercie à mon tour Arnaud pour ce chaleureux feedback et lui fait part de ma curiosité pour en savoir davantage. Il accepte de me raconter comment son nouveau CV lui a permis de décrocher le job qu’il voulait.

Récit de son histoire.

Extrait des premières versions de CV sous Word d’Arnaud

Rien à redire en première lecture, le CV d’origine d’Arnaud présente correctement son expérience. Oui mais voilà, Arnaud nous explique : “Je n’arrivais pas à me distinguer avec ce CV. Je passais l’essentiel de mon temps à tester des améliorations sur la forme sans parvenir à me concentrer sur le fond. Et comme je ne suis pas spécialement graphiste et que Word n’est pas réellement un outil d’artiste, je perdais mon temps sans amélioration notable”. Il complète : “J’avais beau télécharger des modèles de CVs qu’on trouve sur internet, mes recruteurs potentiels ne semblaient pas plus convaincus que moi du résultat !”.

Par chance, Arnaud est nantais d’origine (ndlr : DoYouBuzz est installée à Nantes). Un jour qu’il recherche des entreprises sympa (!) dans la région il tombe sur nous. D’abord sceptique compte-tenu du temps qu’il a déjà investi sur son CV, il tente l’expérience. Arnaud commence simplement par ressaisir stricto sensu le contenu de son CV d’origine ce qui le convainc assez vite. Il explique : “J’ai commencé en quelque sorte à remplir les cases du CV. J’étais guidé et je voyais le CV se remplir sous mes yeux sans que je n’ai à me soucier ni des problèmes de mises en pages, ni des informations nécessaires ou pas à ajouter”.

Extrait de l’interface de saisie DoYouBuzz

Arnaud ajoute : “en une demi heure, j’ai pu avoir une première version dont l’impact visuel n’avait déjà rien à voir avec mon premier CV, j’ai testé quelques designs proposés par l’application et très vite, je me suis enfin mis à améliorer le contenu de mon CV”. “Une fois la version française réalisée, j’ai souscrit à votre service payant pour avoir une deuxième version anglaise et un export au format PDF que je souhaitais. Je suis revenu à l’offre gratuite après quelques mois, quand j’ai trouvé le job que je cherchais et je sais que je peux réactiver l’offre payante quand je veux.”

Nouveau CV d’Arnaud utilisant un des designs PDF de DoYouBuzz

Il me reste un peu de lucidité et je demande à Arnaud en quoi ce changement l’a aidé à trouver un job. Voilà sa réponse : “Les recruteurs reçoivent un nombre incalculable de CVs. Avant de s’intéresser au fond, ils font un tri en quelques secondes. Avant, mon CV ne passait que rarement cette première étape. Avec cette refonte, j’ai été reçu à de nombreux entretiens et dans ⅔ des cas, les recruteurs m’ont demandé comment j’avais fait un CV pareil !”.

Avant de terminer l’entretien, Arnaud nous dit que le service serait encore meilleur s’il était possible de mettre en forme la version PDF du CV aussi facilement que la version Web et notamment mieux gérer les paginations. C’est noté ! Pas de promesse mais ça discute dur chez nous pour vous livrer ça prochainement.

A suivre …


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Comment Benjamin, développeur freelance, a fait de son CV une cash machine
10 févr. 2017
Extrait du CV de Benjamin

“La valeur n’attend pas nécessairement le nombre des années”. Si Benjamin, 25 ans, se décrit sur son CV comme “Développeur Web Freelance — Symfony2 / Symfony 1.4 — NodeJS” c’est en réalité un sacré businessman.

Benjamin a initialement créé son CV pour répondre un peu comme tout le monde, aux demandes que lui faisaient ses interlocuteurs d’avoir le précieux sésame. En voyant celui d’une amie, il trouve plus intelligent d’utiliser DoYouBuzz “pour faire un CV qui a une autre tête qu’un banal CV word”.

Pour le réaliser, Benjamin prend son temps, plusieurs semaines. Il rédige une première version puis l’affine patiemment encore et encore. Il “ajoute des compétences, remanie les textes, cherche et trouve les bons mots” jusqu’à obtenir un référencement quasi parfait sur les mots et expressions tapés sur Google.

Comment procède-t-il ?

Benjamin achète des mots clés sur Google AdWords, analyse ceux qui fonctionnent le mieux et ajuste en conséquence ses annonces payantes ainsi que les termes utilisés sur son CV DoYouBuzz. A la clef, un double référencement payant et naturel qui fait mouche dans un nombre incalculable de cas.

Extrait des résultats obtenus sur une recherche Google

Pour quels résultats ?

Benjamin reçoit plusieurs dizaines de demandes de prestations par semaine ! Des prospects en quantité qu’il sélectionne minutieusement selon ses besoins financiers du moment et ses désirs. Concrètement, entre 15 et 50k€ de CA / mois.

Pour beaucoup de gens qui le contactent, Benjamin est un indépendant. En pratique, il utilise son CV comme un générateur de business qu’il distribue à son réseau en prenant sa commission d’apporteur d’affaires ou pour ses propres sociétés et start-up qu’il développe par ailleurs depuis New York où il réside.

Impressionnés, nous lui demandons s’il pense que n’importe qui peut en faire autant ?

Sa réponse : “Bien entendu, tout le monde peut appliquer cette démarche quelque soit son métier et transformer son CV Premium DoYouBuzz en un extraordinaire levier commercial”. Il met néanmoins quelques bémols : “Il faut être patient. Investir sur AdWords, et avoir un business qui permet de rentabiliser plusieurs centaines d’euros d’achat de mots clés par mois”.

L’entretien se termine et quand Benjamin nous dit “ça fait vraiment plaisir d’utiliser DoYouBuzz, vous avez une super plateforme et j’ai souscrit à l’offre Premium jusqu’en 2019” je vous avoue qu’on bombe un peu le torse ;)


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L’histoire de l’agilité chez DoYouBuzz
03 mars 2015

Après des années de fidélité, nous avons décidé de rompre avec Scrum.
Récit de notre changement de méthodologie.

Avant l’agile

Aux débuts de DoYouBuzz (circa 2008), nous n’avions pas de processus bien cadrés de développement : nous sortions les fonctionnalités quand cela nous semblait utile, mais sur des délais assez longs, la raison était qu’une mise en production était un véritable cérémonial qui demandait de nombreuses manipulations manuelles.

Les symptômes de cette organisation étaient assez dramatiques :

  • des temps d’attente de livraison de plusieurs mois
  • des mises en productions qui ressemblaient souvent à une intervention sur Fukushima (“C’est DOWN !”)
  • et des fonctionnalités tuées avant même de voir le jour

Bref, nous faisions exactement ce qu’il ne faut pas faire, et nous étions tous malheureux…

Eric “Grumpy” Cambray, développeur malheureux

Scrum à la rescousse

Après moultes lectures et discussions, nous avons commencé à mettre en oeuvre Scrum en 2011, et bien entendu, cela nous a fait un bien fou.

Nous avions désormais un cadre bien déterminé pour agir, basé sur la réalité du monde du développement. Nous suivions la plupart du modèle Scrum religieusement : des dates de livraison fixes (tous les 15 jours), des réunions quotidiennes pour suivre l’avancée du projet, des estimations collectives, des rétrospectives qui nous permettaient de nous améliorer.

De la structure, enfin !

Scrum fatigue

Trois ans plus tard, nous avons commencé à sentir les limites de Scrum pour notre organisation.

Un manque de réactivité

Une livraison tous les 15 jours, on peut penser que c’est plutôt satisfaisant. Et pourtant, ce n’est pas l’idéal. Cela signifie en effet qu’une nouvelle fonctionnalité ou une amélioration peut prendre jusqu’à un mois avant d’être mise en ligne — même s’il ne faut que quelques heures pour la développer !

Le dogme de Scrum (“on ne change pas le périmètre”) nous obligeait parfois à planifier des développements trop loin dans le temps alors qu’ils auraient nécessité un traitement rapide, ou bien on les acceptait mais le sprint était alors mis en péril et la personne à l’origine de la demande en était responsable.

Le cas des fins de sprint

En fin de sprint, trois cas différents peuvent en général se présenter :

  • On est en avance
  • On est en retard
  • On est pile-poil dans les temps

Le dernier étant assez rare, il nous arrivait soit de nous dépêcher de terminer les fonctionnalités à livrer, soit de trouver des tâches pour occuper le temps. Dans ce derniers cas, nous avions décidé de passer le temps “en trop” sur la qualité. L’effet pervers n’a pas tardé à se faire sentir : nous travaillions la qualité en mode “si on a le temps en fin de sprint”… pas très bon non plus.

Parmi les pistes d’amélioration que nous aurions pu envisager, nous aurions pu lister les suivantes :

  • Avoir des durées de sprint fluctuantes (une hérésie Scrum, mais des gens très bien le pratiquent)
  • Nous améliorer sur l’estimation (mais nous étions dans une période de refactoring assez intense, et bien souvent le code legacy nous réservait quelques surprises de taille)
  • Être plus sérieux sur l’aspect qualité ☺

Les p*** de bugs

Le cas des bugs est intéressant. Comment les intégrer dans le planning ? Devons-nous réserver du temps pour les traiter ? Combien de temps exactement ? 10% ? 20% ?

Sachant qu’un bug n’est pas planifié, il nous arrivait d’avoir des sprints sans aucun bug (donc du temps en trop à la fin du sprint), et parfois des sprints où il fallait intervenir rapidement sur des bugs complexes (donc du temps grignoté sur les autres tickets, parfois sur plusieurs journées).

Bref, les bugs cassaient complètement notre planning. Nous devions faire sauter des fonctionnalités, et des clients en attente d’une livraison devaient patienter 15 jours de plus (l’équipe technique a bien essayé d’entraîner les commerciaux à ne plus annoncer de date, mais bon… vous imaginez la suite ☺).

Les tickets qui traînent

Nous avions aussi un truc, “les tickets qui traînent”, aussi appelés “tickets glissants”. Vous savez, ces choses qui sont à faire mais dont la durée s’allonge proportionnellement au temps passé dessus. Chaque jour, l’estimation du temps restant à passer sur le ticket va à la hausse, et tout le monde finit par devenir fou.

Ces tickets étaient de véritables tueurs de sprint. On a donc décidé de leur offrir un traitement spécial : s’ils commençaient à trop dépasser, on le dépriorisait pour le prochain sprint. Bam, au placard !

Résultats : ces tickets traînaient en longueur, bien souvent sur plus d’un mois, et avec cela l’impression de ne pas avancer, des utilisateurs / clients / développeurs furieux. De plus, il s’agissait souvent de problèmes assez velus, et les développeurs devaient régulièrement se replonger dans la complexité du problème avant de s’y remettre vraiment. Pas idéal pour la productivité.

Trop de réunions

L’un de préceptes de l’agilité est de beaucoup communiquer. Scrum propose pour cela plusieurs points de communication :

  • Le scrum meeting : 15 minutes, tous les jours
  • Le planning de sprint : 1 ou 2 heures tous les 15 jours
  • La rétrospective : 2 ou 3 heures tous les 15 jours
  • Les estimations : 3 ou 4 heures tous les 15 jours
Quand ils ont commencé à se déguiser pour les réunions, il était signe que leur santé mentale était en danger… Il fallait agir

Bref, sur un sprint de 2 semaines, nous passions au moins une journée complète en réunion (je ne parle pas du travail nécessaire pour les préparer et en noter les enseignements). De plus, ces réunions sont longues et ont la fâcheuse tendance à s’empiler autour de l’échéance du sprint.

Le scrum meeting, que tout le monde jugeait très utile, pouvait quant à lui casser certains développeurs dans leur élan : si on commence à bosser à 9h12 et qu’il faut faire le Scrum quand tout le monde est arrivé vers 10h, il est facile de perdre son mojo ! A ce sujet, vous connaissez sûrement le principe du “maker’s schedule”.

Une solution : que tout le monde arrive à l’heure. Possible dans certaines organisation, mais vraiment pas dans notre culture.

Freedom & Scrum ?

Dernier point qui nous chagrinait avec Scrum : son incompatibilité avec le modèle d’entreprise que nous essayions de mettre en place. Nous étions en plein Reboot, et la liberté était au coeur de nos préoccupations : nous ne voulions plus être dépendant d’un lieu ou même d’un fuseau horaire pour travailler efficacement.

Or, Scrum est difficilement compatible avec ces principes. Scrum demande de la communication, du présentiel et de la synchronisation (le manifeste agile lui même parle de “face-to-face conversation”). Difficile de déménager à l’étranger ou de travailler de manière asynchrone de cette manière. Ou en tout cas il fallait une sérieuse adaptation du modèle.

Back to basics

Pour toutes ces raisons, nous avons décidé d’expérimenter un modèle plus simple, plus efficace (selon nous), et résolument asynchrone. Nous aurions aussi pu essayer de résoudre nos propres limites face à Scrum (il y aurait eu des solutions), mais nous avons décidé d’explorer une autre voie.

Le modèle Kanban semblait coller de manière plus précise à ce dont nous avions besoin : un flux de travail simple, des priorisations susceptibles de changer au dernier moment, mais en gardant l’idée centrale qu’un travail commencé doit être terminé.

Pour cela, nous avons fait plusieurs changements (certains ont été fait avant ce passage, mais semble aujourd’hui primordiaux dans notre nouvelle façon de travailler) :

  • Au lieu de faire un point de synchronisation le matin, nous avons pris pour habitude de publier un point quotidien sur notre chat interne, HipChat (chacun le publie quand il le souhaite, de préférence quand il commence à bosser, et les autres commentent s’ils ont quelque chose à dire). Et hop, cette modification dans notre manière de travailler nous permet de ne plus être en synchrone : si l’un d’entre nous veut faire une grasse matinée, il peut le faire sans déranger les autres !
  • Un flux d’information plus étoffé : les commits sur le dépôt git, les notifications du serveur d’intégration continu et les notifications de notre outil de geston de projet (Jira) sont maintenant envoyés sur HipChat, ce qui permet une meilleure transparence de l’information ;
  • Nous fonctionnons par Pull Request pour terminer les nouvelles fonctionnalités, ce qui offre une meilleure lisibilité sur les nouveautés ;
  • Nous partageons beaucoup plus notre documentation sur un wiki (nous utilisons Confluence), afin qu’une seule personne ne détienne plus à elle seule une information essentielle. Nous avions précédemment un wiki, mais sa présence devient désormais indispensable ;
  • Nous ne faisons plus d’estimation, sauf pour faire des devis, et si nous le faisons, c’est de manière asynchrone, par commentaires interposés ;
  • Evidemment, nous avons parfois besoin d’échanger des idées en direct, sur les problèmes un peu complexes ou bien là où on a besoin de réfléchir ensemble. Pour cela, Google Hangouts et Sqwiggle sont nos meilleurs amis
Nous, sur Sqwiggle. Ça nous permet de nous dire coucou
  • La roadmap “macro” est désormais discutée, argumentée et priorisée tous les 3 mois avec l’ensemble de l’équipe (technique et non-technique). Cela permet de se donner des objectifs commun et de se poser régulièrement des questions de fond sur le produit. La priorisation au jour le jour des micro-évolutions, correctifs et des tâches technique reste généralement la prérogative de l’équipe technique ;
  • A date régulière, nous faisons une rétrospective pour faire le point et améliorer notre manière de fonctionner. Nous n’avons repris cette bonne habitude que très récemment, et c’est une bonne chose !

A noter que le modèle Kanban propose deux choses que nous ne pensons pas mettre en oeuvre pour l’instant car cela ne semble pas nécessaire pour notre fonctionnement : l’estimation, et la mesure du cycle de vie d’une tâche.

Bilan à 6 mois

Nous travaillons de cette manière depuis maintenant plus de 6 mois et nous ne pensons pas avoir trouvé la recette absolue du succès, mais nous avons observé des améliorations notables dans notre manière de travailler.

Les choses avancent

Les tickets qui traînent en longueur ne sont plus remis au lendemain. C’est un changement majeur car ces problèmes étaient assez centraux et avaient tendance à plomber le moral, comme la productivité, de toute l’équipe.

Nous sommes beaucoup plus réactifs

Si l’envie nous prend de développer une fonctionnalité, on sait qu’elle peut être mise en ligne en quelques heures ou quelques jours. Désormais, nous disposons d’une souplesse magique : nos utilisateurs peuvent suggérer une idée et la voir en ligne la semaine suivante ☺.

Nous passons plus de temps à développer, moins à discuter

Il y a moins d’interruptions dans le travail et moins de réunions. Nous communiquons toujours, mais de manière beaucoup plus asynchrone, sans interrompre les autres dans leur travail.

Ne plus estimer la totalité des tâches est une vraie libération. Nous partons plus désormais du principe que si quelque chose doit être développé, alors il doit être développé ☺. En réalité il y a bien toujours une notion d’estimation, mais il s’agit plus d’évaluer la complexité d’une tâche de manière intuitive pour savoir si elle va durer quelques heures, quelques jours ou quelques semaines, que de valider définitivement une estimation (une journée qui se transforme en deux journées, cela ne pose pas de problème particulier).

Les points négatifs

Le principal point négatif porte sur le scrum quotidien (qui a été transformé en point asynchrone sur notre IRC) : l’équipe a moins d’échanges qu’auparavant sur le travail en cours. Cela ne nous a pas encore posé de problème particulier, mais c’est une transparence de l’information que nous regrettons tous un peu. Cependant, nous ne sommes pas prêt pour autant à abandonner la souplesse que nous offre la communication asynchrone.

J’espère que ce petit retour d’expérience sur notre méthodologie de gestion de projet vous aura plu ! Nous sommes plutôt contents d’avoir remis en cause la méthode Scrum afin d’offrir plus de souplesse à tout le monde et d’améliorer notre productivité. Et bien sûr si vous avez des questions ou même des objections, la discussion est ouverte ! ☺

Crédit Photo : Diana Robinson.


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DoYouBuzz Reboot [FR]
11 sept. 2014

DoYouBuzz Reboot

Ici, à DoYouBuzz, ces derniers mois ont été riches en rebondissements.
Voici l’histoire de notre transformation.

Il faut bien l’avouer, DoYouBuzz est une « vieille » startup: 7 ans déjà que nous avons lancé la première version de notre éditeur de CV “révolutionnaire”. Pour tout vous dire, on a parfois l’impression d’être des papys de la scène startup ;). Entre l’excitation des débuts (un lancement assez incroyable lors d’un BarCamp où des inconnus passaient alors qu’on dégommait les derniers bugs) aux moments les plus sombres (un licenciement économique en 2011 où la moitié de l’équipe a dû partir), nous avons appris énormément de choses et nous avons partagé des supers moments.

Lancement de DoYouBuzz, juin 2008. On dirait un film des années 90, non ? :-)

Mais… nous n’avons jamais vraiment eu l’occasion d’être une vraie startup. Au fil des années, nous avons tour à tour fait le travail d’une agence web, d’un éditeur B2B puis de consultant auprès de grandes entreprises. Nous avons laissé les bugs s’accumuler sur notre produit phare et nous avions au final une application de plus en plus bancale sur les bras.

L’année dernière, nous avons entamé le plus gros effort que nous ayons jamais entrepris sur notre produit depuis son lancement, 7 ans plus tôt. Nous avons réécrit plus de la moitié de l’application, en utilisant les dernières technologies et tout ce que nous avions appris en cours de route. Ce travail a été relativement long, et nous savons aujourd’hui que c’est un succès : beaucoup de bugs ont été corrigés (et continuent de l’être), nous développons beaucoup plus vite, nos utilisateurs font désormais beaucoup plus de choses en moins de temps, et nos taux de conversion sont meilleurs.

Depuis le lancement de cette nouvelle version, nous avons de nouveau eu l’impression d’être une startup: nous travaillons désormais sur un produit dont nous sommes fier et nous pouvons enfin penser à l’avenir au lieu de rester bloqués sur les défauts de nos produits. Enflammés par notre enthousiasme, nous avons décidé d’entamer une discussion sur qui nous étions, sur ce que nous souhaitions retirer du travail, de la vie, de nos produits, et ce que nous souhaitions faire pour nos utilisateurs et nos clients.

C’était le moment de faire un reboot de DoYouBuzz, l’organisation.

Nos premiers brainstorming se sont concentrés sur deux questions :

  • Que souhaitons-nous faire ?
  • Comment voulons-nous le faire ?

Définir ce que nous souhaitions faire a été relativement simple : nous nous sommes enfermés dans une salle, et nous ne sommes ressortis que quand nous étions tous d’accord ☺. Voulions-nous faire la même chose qu’il y a 7 ans ? Permettre à n’importe qui de créer le plus beau CV du monde ? Nous savons qu’il y a encore des choses à faire à ce sujet, mais ne voulions-nous pas aller plus loin ?

Nous avons redéfini notre mission comme « Aider les gens à révéler leur meilleure histoire professionnelle et les aider à atteindre leurs objectifs de carrière ». Cette évolution, toute simple, nous permet d’explorer de nouvelles options au lieu de nous concentrer sur un aspect très spécifique de la carrière d’un individu. Bien sûr, le CV reste pour nous la priorité : c’est ce que nous faisons de mieux, et c’est ce sur quoi nos utilisateurs nous font confiance, mais nous commençons à envisager des choses plus grandes. Et c’est très motivant.

En train de concevoir le futur de DoYouBuzz. Bon ok, on fait un peu la tronche…

L’autre question — comment le faisons-nous ? — a été beaucoup plus longue à traiter. Nous savions deux choses : nous voulons nous éclater dans le travail (ça a toujours été le cas) et nous voulons construire des produits dont nous sommmes fiers. C’est déjà bien, mais est-ce suffisant ?

Qu’en était-il de tout ce que nous avions appris en cours de route ? Qu’en était-il de la vie perso ? De nos processus de décision ?

Profondément inspirés par des livres tels que Liberté & Cie et Remote, ainsi que par des entreprises que nous admirons beaucoup comme Buffer ou Basecamp, nous avons décidé de considérer la liberté et la confiance comme les deux moteurs principaux de notre organisation. C’était quelque chose que nous faisions déjà d’une certaine manière, mais cette fois-ci, cela devenait une règle.

Nous nous faisons confiance

Toutes les opinions sont prises en compte et aucune n’est, par défaut, meilleure qu’une autre. Si on souhaite que son opinion soit prise en compte, il faut gagner la confiance de ses collègues (en travaillant de manière intelligente, en respectant ses engagements, en montrant qu’on a envie de progresser, en étant sympa). Aucune notion de hiérarchie ne doit rentrer en ligne de compte dans la valeur d’une opinion.

Si vous donnez au gens de la liberté, des responsabilités et de la confiance, l’écrasante majorité sera motivée par son travail.

Motivation is the fuel of intellectual work. You can get several days’ worth of work completed in one motivation-turboed afternoon.
— Remote: Office Not Required

Nous prenons des risques

La prise de risque doit être célébrée. Les erreurs doivent être valorisées. Comment peut-on innover, inventer des choses nouvelles, si on ne prend pas de risque ? Le risque ce n’est pas quelque chose que l’on doit fuir mais au contraire, que l’on doit saisir, c’est un outil pour nous aider à atteindre nos objectifs, pour nous aider à apprendre et à progresser.

Bill Gore [Fondateur de Gore-Tex] était connu pour demander aux associés, lors de sa tournée quotidienne de l’usine : “Vous avez fait des erreurs récemment ?”Si la réponse était : “Non”, il rétorquait : “Vous n’avez pas pris assez de risques”
— Liberté et Cie

Nous travaillons quand nous le voulons

L’organisation n’a pas son mot à dire sur le moment où nous travaillons. Les gens ont des préférences : certains sont plus créatifs le matin, d’autre le soir. Certains aiment l’agitation, d’autres le calme.

Les gens ont une vie aussi : des enfants à aller chercher, des médecins à voir ou même des courses à faire. A partir du moment où nous respectons nos engagements et où nous sommes présents quand nos collègues ont besoin de nous, nous pouvons organiser notre vie et notre travail comme nous le souhaitons.

Nous travaillons où nous le voulons

Coming into the office just means that people have to put on pants. There’s no guarantee of productivity.
— Remote: Office Not Required

Pourquoi l’organisation devrait-elle nous contraindre à travailler dans un lieu spécifique, alors que le monde est si vaste ? Pourquoi devrais-je démissionner si j’ai envie de suivre ma copine ou ma famille à l’autre bout du monde ? La vie est trop courte pour qu’on s’impose des contraintes héritées d’un âge industriel, où il fallait être présent dans un même lieu pour avoir accès à des équipements coûteux.

Parce que nous sommes dans l’informatique, nous avons le luxe de pouvoir travailler où nous le souhaitons. Pourquoi devrions-nous briser nos rêves d’aventure ?

Ce jour là, il faisait plus de 40°. Certains d’entre nous ont décidé d’aller travailler à la plage (et de partager quelques bières)

A suivre …

Bien sûr, ceci n’est que le début. Nous commençons à peine cette transformation et nous rencontrerons sûrement des problèmes sur notre chemin, mais nous croyons profondément à cette vision et nous somme très heureux de recommencer l’aventure avec une attitude aussi positive envers le travail, et la vie.

Pour nos produits, nos utilisateurs et nos clients, cela veut dire une chose : nous sommes plus que jamais motivés pour faire de grandes choses. Nous sommes ici pour aider les gens à révéler le meilleur de leur potentiel, et nous pensons que nous pouvons changer le monde, avec vous. Alors continuez de nous suivre, l’avenir est devant nous. ☺

Jérémie & L’équipe DoYouBuzz

Crédit photo: Erik Johansson.


DoYouBuzz Reboot [FR] was originally published in Changer le travail on Medium, where people are continuing the conversation by highlighting and responding to this story.

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